Interview : 3 réflexes pour garder le contrôle
Parler à un journaliste est une situation stressante. Même pour des dirigeants expérimentés.
Parce qu’il y a un enjeu immédiat :
- Votre image,
- Votre crédibilité,
- Et celle de votre entreprise ou de votre association.
Alors si avez les bons réflexes, vous verrez que l’entretien se déroulera sereinement et que l’article qui paraitra sera à la hauteur de vos attentes.
Conseil 1 : Se préparer
En media training, je remarque que plus un porte parole improvise, plus il perd le contrôle. Quand le cerveau manque d’informations, il passe en mode alerte.
Et c’est exactement ce qui se produit avant une interview mal préparée.
Alors voici les 4 informations utiles que votre attaché de presse doit vous communiquer avant une interview :
- Qui est le journaliste
- Quel angle sera utilisé
- Combien de temps durera l’échange
- Quelles questions sensibles risquent d’arriver.
Ensuite, concernant le contenu de votre intervention, je conseille toujours de préparer trois messages principaux. Trois idées simples que vous voulez absolument faire passer.
Et pendant l’interview, vous revenez systématiquement sur ces messages.Les messages clés servent de fil conducteur.
EXEMPLE : Je pense notamment à un porte parole que j’ai accompagné récemment pour le préparer à un interview programmé. Il avait préparé énormément de données mais aucun message clair. Résultat : quand je me suis mise en posture d’interview, dès la deuxième question, il s’est dispersé complètement. Après le media training, nous avons réduit toute son intervention à trois idées fortes. Et immédiatement, son stress a diminué et son message s’est clarifié. Pourquoi Parce qu’il savait enfin où il allait.
Conseil 2 : Eviter le piège du silence et de la précipitation
En interview, souvent, soit on parle trop vite, soit on remplit tous les silences. Et c’est souvent là que les problèmes commencent.
Parce qu’un journaliste expérimenté utilise le silence. Il pose une question… puis il attend. Et beaucoup de porte parole vivent ce silence comme une pression. Alors ils continuent à parler. Ils ajoutent des détails inutiles. Ils se justifient. Ils finissent parfois par dire ce qu’ils ne voulaient pas dire.
Or il faut comprendre une chose : vous avez le droit de garder le silence.
Ce silence n’est pas un problème. Au contraire, il donne du poids à votre réponse.
EXEMPLE : Hier encore, je media trainais le DG et la DGA j’avais deux profils totalement différents. Le premier dirigeant parlait immédiatement après chaque question. Très vite. Sans respiration. La deuxième assumait les silences, prenait deux secondes, structurait sa pensée et paraissait immédiatement beaucoup plus solide. Le contenu était parfois similaire. Mais la perception était complètement différente.
Conseil 3 : Accepter de ne pas répondre à tout
Beaucoup de dirigeants pensent qu’ils doivent répondre à toutes les questions. C’est faux.
Un dirigeant crédible, ce n’est pas quelqu’un qui sait tout. C’est quelqu’un qui sait garder le contrôle quand il ne sait pas.
Vous avez le droit de dire :
- “Je n’ai pas ce chiffre maintenant.”
- “Je préfère vérifier cette information.”
- “Je reviendrai vers vous précisément.”
Et honnêtement, c’est souvent beaucoup plus crédible qu’une réponse approximative ou erronnée.
Dans cet épisode de mon podcast À la Une, je vous partage mes conseils issus de plus de 20 ans d’expérience terrain en tant que directrice de l’agence de relations presse, Presstance, pour :
- garder le contrôle lors de vos interviews même sous pression

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